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D'ACCUEIL
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La
politique ferroviaire
dans un cadre européen
existe-t-elle vraiment ?
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Les
pays de l'Union européenne ont tous une politique ferroviaire propre
à chaque Etat. Il faut donc harmoniser ces politiques avec une
dimension européenne. Les financements européens ne doivent
pas être attribués pour faire des politiques nationales.
Jusqu'alors, par sa position géographique médiane, la France articulait
Europe du Nord et Europe du Sud. Avec la perspective de l'élargissement
de l'Europe vers l'Est, elle risque de se retrouver à l'écart
de l'espace dynamique Londres-Paris-Amsterdam-Cologne.
Il
faut donc développer le réseau ferroviaire à grande vitesse à
l'échelle européenne (Lyon-Turin, Rhin-Rhône, Perpignan-Figueras,
LGV Sud-Ouest Europe, deuxième branche du TGV Est), ou à l'échelle
nationale (TGV Ouest, TGV Côte d'Azur). Il faut développer des transversales
comme la liaison LGV voyageurs et fret " transversale Ferroviaire
Alpes-Atlantique " : Caen-Rennes-Nantes-Poitiers-Limoges-Clermont-Ferrand-Lyon
qui permettraient de relier les deux couloirs de développement français
et d'irriguer plus finement les autres régions (notamment le Massif
Central).
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Les
gares
sont-elles
des pôles
d'échange ?
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La
gare est un lieu d'échanges qui joue un rôle dans l'espace urbain
et qui a une fonction économique essentielle.
La
gare doit être un pôle de transport intermodal où les différents
modes de transport doivent s'interconnecter : transports collectifs,
ferroviaire et routier, voire aérien quand cela est possible. Il
faut également améliorer les dessertes des gares, les accès aux
gares et l'information.
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Le
train est-il accessible à tous les citoyens et dans des conditions
financières acceptables ?
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L'évolution
des modes de vie et la nouvelle demande des sites touristiques font
qu'il est de plus en plus discriminant pour une région de ne
pas avoir de TGV. Notons tout de même que le TGV ou l'accès
au TGV ne permettent pas seul le développement d'un territoire mais
qu'ils en sont une des composantes majeures. Le TGV est particulièrement
adapté à l'économie des services, à l'économie de loisirs, aux besoins
de mobilité, il est une manière de relier des bassins d'activité
entre eux. Le TGV a également généré des effets inattendus en terme
de mobilité et de nouvelles solidarités interrégionales. Trois points
sont essentiels. Premièrement, toute personne doit au moins avoir
la capacité d'accéder à un grand réseau de transport, dans un rayon
de 30 minutes (la loi Pasqua a incité à le faire dès 1995).
Deuxième point, la grande vitesse doit être la plus confortable
possible alliant vitesse, fréquence, horaires adaptés et services.
Troisième point, les modes de transport doivent être complémentaires.
Il ne faut pas privilégier un mode de transport au détriment d'un
autre.
Les
voyageurs doivent être incités à emprunter les transports en commun
pour se rendre dans une gare. Pour cela, ne faudrait-il pas leur
proposer un moyen d'accès gratuit à la gare par l'intermédiaire
d'un billet intégré, c'est-à-dire un billet de train combiné
à un billet de transport en commun.
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Quels
modes de financement pour les projets de transports à venir ? Qui
doit payer les coûts d'usage ?
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Peut-on
se permettre de voir le transport ferré coûter plus cher ? Qui doit
payer ? Le passager ? Les Etats ? Les Régions ?
L'impasse
financière d'ici 2020 devrait être de 15 à 20 milliards d'euros.
Lancer un grand emprunt européen à long terme est nécessaire.
Tous les partenaires concernés par les projets de transport doivent
participer aux nouveaux investissements (communes, groupements
de communes, départements, régions et l'Etat, voire même les pays
européens) et développer une coopération interrégionale pour les
très grands projets d'intérêt communautaire. Mais cette participation
doit être calculée à partir des besoins et des possibilités des
régions et avec une péréquation assurée par l'Etat, dans le cadre,
d'un schéma européen porté par l'Union Européenne.
Les
mesures telles que la taxation du trafic routier, l'équilibrage
entre les TIPP gazole et essence sont nécessaires. En revanche,
l'augmentation des péages sur les opérations ferroviaires de RFF
est moins évident car cela aurait automatiquement comme conséquence
la hausse du prix du billet pour l'usager, qui reste pour le moment
accessible comparée à l'offre proposée par nos voisins européens
et asiatiques.
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L'activité
du fret ferroviaire est-elle morte en France ?
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Relier
les bassins d'activités et de vie européens supposent évidemment
de relancer le fret pour qu'il soit à la hauteur des besoins d'aujourd'hui
tels que faire des dessertes fines, en aval de projets structurants
comme la magistrale Eco-Fret. Il faut donc libérer des sillons
pour le transport de marchandises. Il faut également régler
le problème des nœuds qui sont un frein considérable au trafic
fret et donc créer des liaisons de contournement ferroviaires pour
le fret.
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Comment
concevoir
un
aménagement du territoire équilibré ?
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Les
projets d'infrastructures ne doivent pas être programmés en fonction
uniquement de logiques financières et de rentabilités à court terme,
mais en cherchant simultanément à renforcer l'attractivité des
territoires (qui provient aujourd'hui de la coopération entre
villes) et en donnant une chance égale à tous les territoires
de se développer. Il faut concevoir un maillage des villes
considérées comme les pivots de l'aménagement du territoire,
notamment les villes moyennes les plus nombreuses sur le territoire
national.
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