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INFRASTRUCTURES – PROJETS FERROVIAIRES
Du lobbying pour une ligne TGV au plus près de Roanne
Leprogres.fr - 14/10/2009
Les élus des collectivités auvergnates et rhônalpines étaient réunis, hier, en colloque à Roanne. Objectif : défendre le tracé le plus au Sud de la nouvelle LGV Paris-Lyon

Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, l'État a décidé de lancer un programme d'investissements pour réaliser 2 000 km de lignes ferroviaires à grande vitesse. Serait concerné le doublement de la ligne TGV actuelle entre Paris et Lyon qui arrive à saturation. Originalité, le doublement ne se fera pas à proximité de la ligne existante, mais à l'Ouest de celle-ci afin de mieux irriguer le centre de la France.

Au départ de Paris Austerlitz la ligne desservirait Orléans et Bourges dans tous les cas de figures. C'est ensuite que les tracés divergent. Soit la nouvelle ligne rejoint Macon, en évitant les difficultés du relief de l'Ouest lyonnais, pour emprunter la ligne existante. Soit elle se poursuit plus au Sud en passant à proximité de Clermont-Ferrand et Roanne en franchissant les monts du Lyonnais pour rejoindre Lyon.

C'est pour défendre cette dernière solution que les élus des différentes collectivités des régions Auvergne et Rhône-Alpes étaient réunis en colloque, hier, à Roanne à l'initiative du maire de la Ville, Laure Déroche. C'est le début d'un lobbying autour de ce projet qui devrait se poursuivre jusqu'en 2011, année où sera lancé le grand débat public national sur cette LGV.
Si en voulant construire cette nouvelle LGV, l'objectif de la SNCF est d'aller encore plus vite vers le Sud, les élus veulent faire accepter l'idée que cette nouvelle ligne doit être celle de l'aménagement du territoire « afin de redonner vie à des territoires souvent délaissés », souligne Christian Avocat, président du Grand Roanne. MM. Soulage et Magner, vice-présidents des régions Rhône-Alpes et Auvergne soutiennent ce projet. Pour eux le tracé Sud permettrait aussi d'améliorer les dessertes entre les deux régions de Lyon à Clermont-Ferrand en passant par Vichy et Roanne. Dans la Loire le projet est soutenu par le conseil général et Saint-Étienne Métropole qui voient une nouvelle opportunité pour désenclaver le département.

À l'issue du colloque, l'ensemble des représentants des collectivités territoriales ont signé une déclaration commune développant leurs arguments en faveur de ce tracé Sud.
Quant au financement, les collectivités savent déjà qu'elles devront y participer, en sachant que l'enveloppe s'élèverait à 10 milliards d'euros (valeur 2009).
Si les politiques sont aux avant-postes sur ce dossier, le monde économique n'est pas à la traine. Il est unanime et solidaire des actions en faveur de cette ligne à grande vitesse. « C'est un enjeu majeur pour le développement de nos entreprises », insiste Jean-Bernard Devernois, président de la CCI de Roanne. En revanche il faudra faire preuve de beaucoup de patience car l'engagement de la réalisation du projet interviendrait à l'horizon 2020.
Dominique Goubatian

Clermond-Ferrand : la ville oubliée

Aujourd'hui, la cité des Arvernes demeure la dernière capitale régionale à l'écart des lignes à grande vitesse, et du réseau LGV européen. Il faut moins de temps pour se rendre en TGV de Paris à Marseille, que pour aller à Clermont-Ferrand avec une rame Corail... C'est un véritable handicap pour la première agglomération du Massif central, reléguée loin de tout. Certes les autoroutes ont fini par arriver, mais l'aéroport est en pleine déconfiture. Aussi peut-on comprendre le besoin quasi viscéral des Clermontois pour une ligne à grande vitesse. Le dossier semblait enterré quand Brice Hortefeux, alors ministre de Collectivités territoriales, et potentiel candidat à un scrutin régional, l'a ressorti avec le soutien de Dominique Bussereau, son collègue aux Transports. De son coté, René Souchon, président de la région Auvergne, a lancé une pétition géante qui a recueilli plus de 85 000 signatures. L'Auvergne et Rhône-Alpes sont à l'unisson pour un TGV Paris/Clermont-Ferrand/Lyon, et même pour une seconde liaison LGV qui de Lyon, rejoindrait l'Atlantique, via Clermont-Ferrand, Limoges et Poitiers.
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