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INFRASTRUCTURES – PROJETS FERROVIAIRES
Sud ouest. Fumel. La gare TGV inquiète
Sudouest.com - 12/10/2009
Le comité de coordination pour la défense de la ligne Agen-Périgueux-Paris, représenté par Jacques Valadié, Louis Garcia et Serge Fresquet, s'est réuni, jeudi, avec le maire Jean-Louis Costes. Ils souhaitaient alerter l'opinion sur deux points qui leur paraissent primordiaux, concernant le désenclavement du Fumélois par le rail.

Le premier concerne le raccordement de Villeneuve-sur-Lot à Penne-d'Agenais par le train, ainsi que la réouverture de la ligne entre Monsempron-Libos et le bas de Fumel. Jacques Valadié rapportait les derniers budgets annoncés (50 millions d'euros) et s'étonnait de la différence avec les études réalisées précédemment. « Je ne voudrais pas que la Région s'abrite derrière ce chiffre pour ne pas tenir ses promesses », lançait le maire.

« Pas un choix opportun »

Le deuxième sujet d'inquiétude pour les Fumélois est l'implantation de la future gare TGV d'Agen. « Il semble qu'on se dirige vers un éloignement du côté sud d'Agen », notent les intervenants, qui parlent de Sainte-Colombe-en-Bruilhois en s'appuyant sur plusieurs documents émanant de Réseau ferré de France et du Conseil municipal de Sainte-Colombe. « Pour le Fumélois, mais également pour bon nombre de Lot-et-Garonnais, qui paieront quand même la facture, ce choix n'est pas opportun », souligne Serge Fresquet.

Ce dernier préconise l'implantation de la gare à Layrac, « qui permettrait à tout le monde, y compris aux Tarn-et-Garonnais et aux Gersois, de la rejoindre en train directement [...] Si Sainte-Colombe était retenue, il faudrait au moins qu'une liaison existe entre la gare d'Agen et la future gare TGV », insistent les intervenants. Jean-Louis Costes craint pour sa part que cette implantation satisfasse le Villeneuvois qui, par la RN 21, serait assez proche de la gare. Et l'élu d'envisager déjà de se retourner vers une liaison vers Limoges, où la gare TGV sera celle actuelle.

« Le Fumélois a besoin de liaison des deux côtés : vers Limoges et vers Agen », expliquent les membres de la coordination. « Nous ne voudrions pas que tous les Lot-et-Garonnais paient pour voir passer le TGV. »
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